Erreurs courantes d'interprétation
Une image vaut mille mots ... mais, parfois, ce que vous voyez n'est pas forcément ce qui est. Le radar météorologique canadien est maintenant facilement accessible, au site Web du bureau météorologique d'Environnement Canada, mais la présence de couleurs dans une partie de l'écran radar ne signifie pas qu'il pleuve, ni qu'il neige. Par la même occasion, le simple fait que les échos paraissent faibles ou soient invisibles ne signifie pas qu'un lieu donné ne reçoive pas une importante chute de pluie ou de neige. Voici quelques-unes des erreurs les plus communes que vous pouvez commettre dans l'interprétation des données radar ...


ÉCHO DE SOL




  • Survient quand une partie du faisceau radar entre en contact avec de hauts
    bâtiments, des arbres ou des collines.
  • Apprenez à reconnaître la «signature» courante de l'écho de sol de votre
    région, de sorte à pouvoir la distinguer des précipitations réelles.


PROPAGATION ANORMALE - PA


  • Survient quand de fortes inversions de températures sont présentes à faibles altitudes (les températures augmentent avec la hauteur).
  • Très courante par nuits claires pendant les premières heures du matin. Se dissipe beaucoup d'ici au milieu de la journée.
  • Le faisceau radar est dévié vers la terre et renvoie un puissant signal au radar.
  • Les échos de radar représentés dans l'image ci-dessus ne sont pas réels, et ne correspondent pas à des précipitations qui auraient eu lieu.


VIRGA



  • Le radar détecte des précipitations qui surviennent en altitude, mais n'atteignent pas le sol.
  • Temps sec à basses altitudes.
  • Dans l'image ci-dessus, aucune précipitation n'avait lieu sur la péninsule de Bruce.

INTERFÉRENCES ORAGEUSES



  • Les perturbations les plus proches du radar réfléchissent ou absorbent la majeure partie de l'énergie radar disponible, d'où une quantité d'énergie moindre pour déceler les perturbations lointaines.
  • Les perturbations situées dans la zone encerclée étaient très intenses, mais n'ont pas été décelées comme il fallait par le radar du fait de fortes perturbations survenant plus près du radar.


FAISCEAU HORS-LIMITES



  • Des précipitations intenses, comme les grains de neige à effet de lac, peuvent être associées à des nuages à étendue verticale minime.
  • Dans ces cas, le faisceau radar peut passer au-delà de la majeure partie de la zone de précipitations et, par conséquent, ne signaler que de faibles échos, alors que d'importantes précipitations ont lieu.
  • Bien que de fortes chutes de neige se produisaient à Toronto et Kitchener au moment où l'image ci-dessus avait été relevée, les échos apparaissants sur le radar n'étaient que faibles (la plupart des échos apparaissant hors de la zone en surbrillance rouge découlent de l'écho de sol).









Source du texte et images : Environnement Canada


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